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Association Intervillageoise du Département de Kédougouprojet de développement communautaire en milieu rural département de Kédougou, Sénégal Oriental |
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ETUDE SUR LE TERRAIN 2 SYNTHESE DES DONNEES RECUEILLIES 2 - B - Principales caractéristiques du département de Kédougou 2 - B - 3 - Le milieu physique Avec 16 896 Km2, soit 28 % de la superficie de la région et 8,6 % du territoire national, Kédougou constitue le cinquième département du Sénégal. L'habitat Les établissement humains sont dominés par l'habitat traditionnel. Les constructions dont les murs sont en banco (argile) et en paille, représentent respectivement 68,3 % et 20,6 % contre 3 % pour le ciment. L'emploi du Zinc et de l'Ardoise est faible, avec 7,2 %. La Paille, meilleur marché, offre un niveau de confort thermique élevé. Elle constitue le matériau le plus utilisé pour la toiture. Le niveau d'accès des ménages à l'eau potable, à l'assainissement, à l'électricité est faible. Selon le RGPH ( Recensement Général de la Population et de l'Habitat ) de 1988 : - 6,2 % des ménages disposent de l'eau courante. - 21,4 % sont alimenté par forage ou pompe. - 29,7 % par puits. - 42,7 % par les eaux de surface ( malgré la présence par endroits d'un parasite redoutable, le vers de Guinée ). - 75,6 % des ménages ne possèdent aucune installation d'aisance. - 3,8 % des ménages est alimenté en électricité. Une centrale fonctionnant avec un groupe électrogène fournit la ville de Kédougou en électricité basse (220/300 V) et moyenne tension (300/600V). Les chefs-lieux des 4 arrondissements du département sont équipés de groupes électrogènes depuis avril 2001. climat Avec un climat de type soudano-guinéen, le département est le plus pluvieux de la région (isohyete comprise entre 1000 et 1300 mm). La moyenne pluviométrique pour la période 1981-1994 est de 1194,4 mm/an. Cependant la pluviométrie varie d'une année à l'autre. En 13 ans (1981-1994) il y eu 6 années où elle n'atteignit pas 1000 mm. Les températures sont généralement élevées avec des maxima variant entre 34° et 38°c et des minima de 21 à 25° C. Elles peuvent être un obstacle pour le développement de l'aviculture et du maraîchage (forte évaporation et évapotranspiration). Les vents sont de faible vitesse et atteignent rarement 3m/secondes, ce qui pénalise une éventuelle exploitation de l'énergie éolienne mais qui évite parallèlement l'érosion et ses effets sur les cultures horticoles. Hydrographie Le réseau hydrographique est dense et dépend fortement de la pluviométrie. Le fleuve Gambie, principal cours d'eau pérenne, joue un rôle important dans le développement local (agriculture, alimentation en eau des hommes et du bétail). Certains tronçons de cours d'eau s'assèchent une bonne partie de l'année et l'essentiel des marigots disparaît de manière précoce. Cette situation réduit les disponibilités en eau nécessaires pour l'agriculture et le pâturage et influence le potentiel halieutique mal connu. Les ressources en eaux souterraines sont très limitées du fait de la présence du socle ancien. La nappe phréatique se limite à des poches de faible importance et leurs possibilités de renouvellement sont presque nulles. Les puits ordinaires s'épuisent rapidement. Le relief Le département est situé sur le socle antécambrien, au relief marqué par les reliques des montagnes du Fouta Djallon. Il culmine entre 250 et 450 mètres. Le relief est entrecoupé par des plateaux et des vallées. Ces dernières constituent les principales zones agricoles. Les sols ce sont principalement : - des sols ferrugineux tropicaux indurés et lessivés sur glacis, - des sols gravaillonaires sur plateaux démantelés ou sur zone latéritique, - du lithosol (zone montagneuse), - des sols évolués hydromorphes, - des vertisols (remblais alluviaux des vallées et dépressions) Les sols cultivables sont estimés à 1 182 720 ha, dont seulement 185 856 constitués de sols bons à moyens, soit 16 %. Si on considère la moyenne des superficies cultivées ces 3 dernières années, le taux d'occupation des terres cultivables n'est que de 9,6 % d'où l'existence d'énormes potentialités inexploitées. Ressources forestières Le département compte de nombreux massifs naturels constitués de forêts galeries, de steppes arborées et de savanes arborées. La superficie des zones d'intérêt cynégétiques (ZIC) est de 1 075 322 ha. La partie du parc national de Niokolo-Koba située dans le département est estimée à 399 000 Ha soit un taux de classement de 23,6 % contre 31,6 à l'échelle régionale. La faune du département s'est réduite progressivement du fait de la modification de l'écosystème par les phénomènes de sécheresse, les défrichements abusifs et le braconnage. Ressources en pâturage La qualité des pâturages naturels est réduite par l'importance de la couverture arborée qui empêche le développement du tapis herbacé, la recrudescence des jeux de brousse et l'extension des cultures. Le potentiel de pâturage est actuellement sous exploité (taux évalué entre 30 et 60 %). Ressources minières D'importants gisements de minerais ont été identifiés dans le département : - L'or de Dabola, en exploitation (13 tonnes). - Le marbre d'Ibel et de Bandafassi (129 000 m3) - Le fer de Goto et Faragalia (930 millions de tonnes) de Karakène et Kourou-diaba (400 millions de tonnes). 2 - B - 4 - Les activités économiques |
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